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 Libre : Aux portes du hall

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Lydia Adamovitch

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MessageSujet: Libre : Aux portes du hall   Mar 4 Sep - 16:42

La lune comme un joyaux imparfait teintait la nuit d'une lueur argentée. Au loin le paysage arborait son manteau nocturne et silencieux et seul le souffle d'une légère brise d'automne agitait le domaine du pensionnat. Seul ? Pas tout a fait. Du haut de sa chambre, la lycan entendait les quelques notes de musique ainsi que quelques bribes de conversations qui s’échappaient du hall. Elle n'avait qu'à se pencher par la fenêtre entrouverte pour voir les élèves et les professeurs passer les portes et s'attrouper dans la grande salle.

Une énième couche de mascara et la jeune fille était prête -ou presque- à se joindre aux festivités de début d'année. Forte de son expérience de l'année précédente, elle n'avait pas de grands espoirs quant aux réjouissances de la soirée et ce n’était les boissons, qu'elle jugeait trop soft, qui allaient égayer ses pensées moroses. Lisant une dernière fois sa robe noir jusqu'au genoux, elle réajusta ensuite une mèche de ses cheveux sombres dans son chignon décoiffé d'où tombait déjà en cascade quelques boucles travaillées. Avant de sortir, Lydia pinça ses lèvres devant le miroir pour s'assurer que la teinte rouge qui dessinait sa bouche était parfaitement répartie. Puis elle esquissa une moue grotesque suivit d'un clin d’œil a son propre reflet. La vantardise émanait d'elle aussi subtilement que son parfum fruité qui emplissait déjà la petite chambre.

Séduite par sa propre apparence, la lycan descendit les escaliers au rythme des bruits feutrés que ses talons martelaient sur le tapis dont les marches étaient recouvertes. Passant de la pénombre à la lumière, elle traversa la salle, jetant un regard inquisiteur à la foule, puis aux tables où divers mets et boissons étaient exposés. Elle reconnu quelques visages, ceux des étudiants les plus âgés et du personnel d'Amentia. Ses yeux qui évoquaient deux saphirs dans un écrin de jais s’arrêtèrent sur une petite nouvelle. La candeur de son visage et la beauté de ses longs cheveux blond clair attisa un instant la jalousie de l'arrogante slave. Il faut dire que Lydia, quand elle ne passait pas son temps à se soucier de sa propre apparence, aimait décortiquer celle des autres pour se comparer à eux et au final classer les élèves dans des catégories : les sans intérêt, les rivaux, les laidrons et les alliés. Cette dernière étant bien entendu, la catégorie la plus sélective et surtout la plus restreinte.

Ne percevant pas de réelle menace quant à la plastique de la gamine aux yeux écarlates, Lydia fini par reporter son attention sur la table qui se trouvait derrière elle et le surveillant avec qui la nouvelle parlait. Un certain nombre de flûtes à champagne s'y trouvaient, mais au grand désarroi de la polonaise, toutes étaient vides, la plupart renversées d'ailleurs sur la nappe lisse et maintenant imbibée de la boisson pétillante. Un beau gâchis et surtout plus rien à boire. Agacée par cette conclusion et n'ayant pas envie de perdre son temps à vagabonder de table en table pour y trouver de quoi se désaltérer, la jeune fille gagna la grande porte, dans le but de s'abreuver d'air frais et peut être, de trouver un endroit calme où elle pourrait s'en griller une sans se faire pincer par le personnel.

Un groupe d’étudiants la bouscula, s'attirant le regard foudroyant de Lydia qui déjà, les affublait de tout les noms d'oiseaux qui lui venait à l'esprit. Pestant encore à voix basse lorsqu'elle arriva sur le perron, elle ne prit pas garde au grand brun qui se trouvait à coté d'elle, trop occupée à fouiller son minuscule sac à main. Ce n'est que lorsqu'elle en extirpa enfin son paquet de clope que la lycan leva les yeux et réalisa que le jeune homme qui se tenait là n'avait plus l'age d’être élève, et donc avait de grandes chances d’être professeur ou surveillant. Ne laissant que brièvement la gène transparaître sur son visage pale, elle lui adressa un sourire plein d'aplomb.

« Vous n'allez pas me sanctionner le premier jour n'est ce pas ? ... Je ne fumerai pas devant tout le monde, j'irai.. par la bas, continua-t-elle en désignant un coin sombre un peu plus loin. Et je vous en passe une si vous voulez, ajouta-t-elle dans l'espoir d'éviter sa première punition de l'année. »

Si la soirée commençait mal pour la jeune slave, celle ci tachait, dans l'attente de la réponse du son interlocuteur, de se convaincre qu'elle s'en tirerait pour cette fois. C’était pourtant loin d’être gagné à en juger par l'expression contrarié du grand brun.
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MessageSujet: Re: Libre : Aux portes du hall   Mar 4 Sep - 17:45

Je m'étais arrêté sur le porche. À vrai dire, même si je n'étais plus d'humeur à faire la fête, je n'avais plus réellement envie non plus de rentrer m'enfermer seul dans ma chambre. Je restais alors là, sur un coin du porche à regarder les jeunes rentrer. Certains me saluaient, d'autres non. Tous ne savaient pas encore qui j'étais et cela tombait bien. M'ennuyant alors quelque peu, je finis par m'occuper de la tâche qui avait partiellement séché. Heureusement, ce n'était pas de la sauce tomate ni de la graisse, et une fois lessivé, mon blouson noir serait comme neuf. Et puis, ce n'est pas comme si c'était un vêtement auquel je tenais ou qui m'avais coûté particulièrement cher. Je ne faisais pas partie de ces personnes qui dépensaient des centaines d'euros pour un article.

Alors que le temps avançait et qu'il ne restait que très peu de personnes dehors, puisque les festivités étaient à l'intérieur, une personne sortit. Au départ, je n'y prêtais guère attention vu que je n'avais pas à me mêler forcément de la vie des autres, et ce n'est que lorsque j'entendis un bruit familier que je tournis la tête, constatant qu'une élève se tenait à mes côtés, paquet de cigarettes aux mains. J'avais été comme elle, voire peut-être pire. C'est pourquoi mon unique réaction fut de sourire. Elle, par contre, ressentis le vif besoin de s'assurer qu'elle ne serait pas punie et de me demander de ne pas la dénoncer. Je n'étais pas de cette classe de surveillants chiants qui dénonçaient les moindres faits et gestes des élèves. Moi, je demandais juste du respect et de la politesse, ce que je n'appliquais parfois pas moi-même.

Lâchant un soupir alors que mes yeux la quittait déjà, je haussais les épaules. Je m'en fichais un peu qu'elle fume ou non, je n'étais pas son père après tout. Et puis, vu qu'elle m'en proposait une et que j'avais laissé mon paquet dans la chambre, je n'allais pas faire l'emmerdeur et me contenta donc de tendre la main pour qu'elle m'en passe une. " Ça passe pour cette fois... Mais sois plus discrète, les monstres sont très intelligents tu sais. J'avais flairé l'odeur de la cigarette avant même qu'elle ne soit allumée. " dis-je simplement, me tournant de moitié pour être face à elle. J'étais un chien... Que dis-je, un cerbère. La moindre odeur, je la sentais, à des kilomètres, et sous ma forme réelle cela s'avérait encore plus efficace. La moindre drogue, nourriture, le moindre parfum ne passait pas inaperçu avec moi, et parfois cela s'avérait dérangeant pour ma personne. Mon nez me piquait alors que je n'avais rien demandé.

" Toi aussi tu t'es déjà lassée de cette fête? " ajoutais-je alors que mes yeux parcouraient la cours, qui était vide maintenant. À l'intérieur, la fête battait son plein et on pouvait entendre la musique même à travers les portes d'entrée massive, finalement, j'étais content d'être dehors. Puis, enfin, cigarette en main, je l'invitais à me suivre dans un coin plus sombre et plus discret, celui qu'elle avait d'ailleurs désigné pour ne pas qu'on se fasse prendre... Du moins, elle. " Moi c'est Pryam, j'suis un nouveau surveillant... Mais j'étais élève ici avant. T'es en quelle année? " ajoutais-je, l'air las. Je n'étais pas obligé de lui donner des détails, mais j'en avais ressentis l'envie. Elle avait le droit de savoir. Enfin, je lui demandais son briquet pour pouvoir allumer cette clope.
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Lydia Adamovitch

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MessageSujet: Re: Libre : Aux portes du hall   Mer 5 Sep - 0:27

Un poids s’effaça de l'esprit de la lycan lorsque le surveillant sourit en retour à ses explications. Visiblement, elle n'encourait pas de sanction ce soir. Se demandant si les règles étaient moins strictes ce soir, elle en vint plutôt à conclure que le grand brun présumer membre du personnel était assez cool, voire laxiste quant au règlement. Du moins elle l’espérait. Lorsqu'il tendit la main pour recevoir ce que Lydia considérait comme le prix de son silence, la jeune slave lui présenta son paquet tout en écoutant la brève morale de circonstance, si l'on pouvait appeler ça une morale.

« Le flair et l'intelligence ne vont pas forcement de paire...mais oui j'aurais du faire plus attention, admit-elle en baissant les yeux l'espace d'une seconde. »

La curiosité gagna alors la jeune fille alors qu'elle feignait la culpabilité : quel genre de monstre pouvait se cacher sous ses cheveux d’ébène et cette silhouette élancée ? A priori quelque chose ayant à voir avec l'odorat, peut être un loup garou. Le doute s'insinua alors dans ses pensées. Généralement elle était capable de ressentir la présence d'un lycanthrope qu'il appartienne ou non à sa « meute ». Pourtant ce soir elle ne percevait rien. L’énergie du dôme d'Amentia avait-il à ce point affaiblit ses pouvoirs ? La jeune fille n'en savait rien pour l'instant, et puisqu'elle était déjà de mauvais poil, mieux valait pour elle ne pas y penser.

Le jeune homme lui demanda si la soirée de bienvenue l'avait déjà lassée, avant de s'avancer dans la pénombre où ils pourraient griller leur clope sans être vus. La lycan le suivit à petite foulée, talons hauts obligent, et lorsqu'elle l'eut rejoint, répondit d'un air détaché.

« Ouai... Sûrement que ce soir j'n'ai pas envie de faire semblant d'adhérer à leur concept de cohabitation avec les humains. »

Le simple mot la fit grimacer. A n'en pas douter, la brunette n’était pas prête à mettre sa vieille rancœur de coté. Malgré cela elle n'avait pas vraiment le choix et en était arrivée à la conclusion que même si l'idée d'apprendre à se maîtriser pour pouvoir vivre avec cette espèce faiblarde la débectait, les quatre années à Amentia étaient inéluctables et de ce fait, elle ne pouvait que prendre son mal en patience tout en obtenant les résultats suffisants pour ne pas s'infliger d'années supplémentaires.

Pyram, puisque c'est ainsi qu'il s’appelait, se présenta. La lycan appris donc qu'il était pion et non prof ou technicien de surface. Un pion sympa de point de vue de la slave puisqu'il acceptait qu'on déroge quelque peu aux règles. Il n'en restait pas moins un mystère pour la jeune fille qui se demandait toujours à quelle espèce il appartenait, et plus encore maintenant puisqu'il était volontairement revenu au pensionnat après sa scolarité. Elle le sonda alors de haut en bas, dénotant alors à la lueur qui s’échappait des larges fenêtres du hall, que sa veste était tachée.

« Je m’appelle Lydia, en deuxième année... et moi je sais encore boire du champagne sans me baver dessus, fit-elle en esquissant un sourire espiègle qu'elle tacha de masquer en portant la cigarette au bout de ses lèvres. Vous n'êtes pas le seul à avoir du flair... »

Allumant ensuite le bout de sa clope, elle aspira puis recracha un petit nuage de fumée blanchâtre qui se perdit dans l'obscurité, avant de tendre son briquet à Pyram. Scrutant le ciel quelques instants, elle finit par reporter son attention sur le nouveau surveillant.

« Pourquoi as tu choisit de revenir ici ? L’école te plaisait ou t'avais juste rien de mieux à faire que d’encadrer de monstrueux ado sur le chemin du formidable apprentissage d'Amentia ? »

Le cynisme était palpable à chacune de ses intonations, marqueur évident du dégoût que l’établissement inspirait à la lycan. Tirant une nouvelle taf sur sa cigarette, la cadette Adamovitch frissonna alors que la fumée s’échappait de ses lèvres. La fine dentelle noire qui recouvrait ses épaules et ses avant bras n’était de toute évidence, pas à l’épreuve des nuits fraîches qui annonçaient le retour de l'automne. Mais mieux valait attraper un petit rhume que de retourner dans cette salle bondée et bruyante.
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MessageSujet: Re: Libre : Aux portes du hall   Mer 5 Sep - 17:34

Le fait qu'elle parle d'humains m'interpella. Cela me rappela que moi non plus, au final, je n'étais pas en total accord avec eux. Je ne les détestais pas, mais la façon dont ils nous traitaient me faisait quelque peu rager. Lorsque j'étais jeune, et que je n'avais pas encore conscience de ce que j'étais réellement, mes professeurs et amis me traitaient réellement comme un demeuré. Même mes parents en étaient arrivés à me considérer comme un attardé, et ce sans réfléchir plus loin. Seule ma psychologue, qui m'avait prit en charge toute mon enfance et mon adolescence avait daigné me traitement correctement mais surtout, elle avait décelé d'où venait cette discorde entre ma tête et mon corps. C'est pour ça que les humains ne me répugnaient pas totalement; certains d'entre eux avaient su me comprendre, je ne pouvais les détester tous... Cependant, je ne demandais pas mieux que de vivre parmi les miens; les monstres. Ici, à part se juger et se comparer, on ne faisait rien de mal. On comparait nos formes humaines, nos pouvoirs, rien de bien méchant. Jamais personne ici ne m'avait traité comme les scientifiques ne l'avaient fait; comme un cobaye, un animal de compagnie, une bête de cirque.

Je ne revins à moi que lorsqu'elle se présenta. Elle se nommait donc Lydia et entrait en deuxième année. Elle ne pu s'empêcher de faire une remarque sur la tâche présente sur mon blouson et cela m'arracha un faible sourire. Le temps qu'elle allume sa cigarette, je rétorquais; " J'en suis pas encore au stade d'être vieux et sénile, j'ai que 21 ans. T'aurais pu avoir pire comme surveillant, jeune louve." dis-je sans trop savoir si j'avais vu juste. " On doit avoir maximum quatre ans d'écart, pas quarante. " ajoutais-je alors simplement en haussant les épaules tandis que le briquet passait dans ma main. J'allumais ma cigarette, en extirpant immédiatement une grande bouffée pour ensuite laisser la fumée grisâtre s'échapper d'entre mes lèvres. J'écoutais Lydia parler alors que mes yeux suivaient la trainée brumeuse, mon regard bleu s'arrêtant alors sur la lune présente au dessus de nous. Elle semblait s'intéresser à moi, et contrairement à d'autres mecs, cela ne gonflait pas mon égo. C'était juste une question de politesse entre personnes, voire monstres civilisés.

Écoutant sa question jusqu'à la fin, je finis par sourire, dévoilant mes dents blanches. Mes attributs de chien ne se voyaient pas sous ma forme humaine, si ce n'est des canines un peu plus développées. Mais rien d'alarmant. Des humains avaient cette "déformation" sans pourtant être monstrueux. " C'est n'est ni pour le plaisir de garder des gosses ni parce que j'aime l'école. C'est juste que j'ai nulle part où aller. Je viens d'Angleterre. " dis-je en accentuant les traits pour qu'elle puisse ouïr une pointe d'accent. Mais puisque cela faisait un temps que j'étais en France, je maitrisais le français presque parfaitement et mon accent ne se faisait entendre que très rarement. C'était un point avantageux pour me fondre dans la masse, ainsi je ne paraissais pas étranger à ce monde. L’Angleterre ne me manquait pas, loin de là. " Les gens là-bas, dans la campagne, ils ne voient quasi pas de monstre. Alors quand on a su que j'en étais un... On m'a enfermé, étudié, puis envoyé ici... Enfin la routine habituelle, ça a dû être semblable pour toi. " Tirant à nouveau sur la clope que la louve m'avait passé, je la regardais sans rien dire, mon regard azuré l'étudiant. J’aperçus alors quelques frissons courir sur sa peau, et sans rien dire de plus, j'enlevais mon blouson pour le passer sur ses épaules.

Cette gosse avait quelque chose que j'appréciais. Cette confiance, cette rancœur, ce cynisme. C'était différent des autres nabots que j'avais croisé depuis que j'étais là, notamment la petite Aeter... Quelque chose. Gaffeuse, maladroite... Je n'aurais pas pu survivre dans cet environnement si tous s'étaient avérés comme elle. " Ça dépasserais vraiment les limites si je te proposais de venir boire un verre dans ma chambre, non? " À ces mots, je lâchais la cigarette qui s'écrasa au sol, brûlant encore un instant avant de s'éteindre. Je lui proposais cela en tout bien tout honneur bien sûr.
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Lydia Adamovitch

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MessageSujet: Re: Libre : Aux portes du hall   Mer 12 Sep - 4:00

[HRPG : désolée pour le retard tongue2 ]

L'obscurité mêlée aux volutes de fumée qui s’élevaient dans la nuit parvinrent quelque peu à dissimuler la surprise qui noya le regard de la jeune fille lorsque le surveillant perça à jour la nature de Lydia. Celle-ci resta un instant muette, se demandant comment avait-il pu viser juste alors que sous son apparence humaine, d'autant plus pomponnée comme elle l'était ce soir, rien ne rappelait ses attributs de lycanthrope. Il l'avait pourtant démasquée et l'élève n'imagina pas une seconde qu'il eut pu bluffer tant on étonnement et sa fierté bafouée l’empêchaient de raisonner.

Un nouveau sourire de Pyram lui fit pourtant oublier sa méfiance naissance, laissant la place à la curiosité pu continuer de titiller les neurones de la cadette Adamovitch. Le surveillant confia alors que n'ayant nulle part où aller, il était revenu au pensionnat en tant que pion. Waouh, pour une histoire triste s'en était une belle. La jeune slave fut un temps tentée de feindre une pitié exagérée, poussant un peu plus loin les limites de l'impertinence, mais y renonça. Elle n'avait aucune raison de se montrer détestable envers Pyram. Il avait été plutôt d'agréable compagnie jusqu'ici, sans compter qu'il avait le pouvoir de lui pourrir sa scolarité aux moyens de retenues ou autres punitions pour le reste de l'année si l'envie lui prenait.

Le visage à demi enfouit dans la nuit de la lycan resta donc de marbre, au prix de grands efforts de la part de celle-ci pour lutter contre son caractère hautain. Fronçant les sourcils pour mieux se focaliser sur les paroles du surveillant, elle comprit qu'avec ce qu'il avait vécu, le pensionnat pouvait aisément prendre des airs de paisible retraite. Le mépris de Lydia pour l’espèce humaine était déjà bien prononcé, et pourtant ils ne lui avaient pas infligé le quart des souffrances qu'avait dû endurer Pyram. Vraiment la jeune fille était loin d'avoir tout vu de la part de ses insignifiantes créatures.

Encore impressionnée par l'inhumanité de ce qu'on osait appeler humains, Lydia ne remarqua que lorsqu'elle sentit le vêtement se poser sur ses épaules que Pyram venait de lui prêter son blouson. Bon, il était partiellement couvert de champagne, mais la jeune slave se garda bien de s'en plaindre tant elle apprécia la chaleur que le tissu avait conservé alors qu'il était encore porté par son propriétaire. La gène lui fit un instant baisser les yeux avant qu'elle ne les relèvent pour remercier le grand brun tout en rabattant les pans du blouson sur sa poitrine, prenant garde de ne pas le brûler avec l’extrémité de sa cigarette.

« A vrai dire j'ai toujours vécu dans une famille de monstre, ce qui m'a préservée de ce genre de désagréments, fit elle en implorant ses joues de ne pas s'empourprer. Enfin, non, mon père est humain mais il est parti depuis longtemps et ne nous a jamais causé d'ennuis. De toute façon il doit savoir qu'au moindre accrochage la famille de ma mère le retrouve et le bouffe. Il ne craignent pas vraiment les humains et sont assez expéditifs en ce qui concerne les gêneurs, expliqua-t-elle avec un certain orgueil. »

La lycan tira une nouvelle bouffée sur sa clope, puis la jeta au sol avant d'en écraser la fraise avec le bout de sa chaussure. Trop occupée à râler, faire des caprices ou encore persécuter les jeunes de son age, la cadette Adamovitch n'avait jamais vraiment fait attention à la chance qu'elle avait d'avoir toujours eu des personnes pour prendre soin d'elle. Elle qui faisait tout un drame de l'abandon de son paternel reconsidéra un tant soit peu sa situation. Honnêtement elle n'avait pas à se plaindre : toute les petites filles n'ont pas la chance de pouvoir fouiller les armoires et jouer avec le maquillage de deux mamans. Et puis surtout elle n'avait jamais été traité comme un sujet de laboratoire, et ce bien qu'elle se soit à de nombreuses reprises comparée à un animal en cage lorsqu'on la privait de sortie.

Derrière les murs du hall de l’établissement, la fête se poursuivait imperturbable. L’élève commençait à se résigner de devoir y retourner pour participer aux festivités, se faire voir, raconter des ragots à d'autres commères, bref, les réjouissances habituelles pour la peste narcissique qu'elle était. Mais le surveillant lui fit une autre proposition qui fit s’étirer un sourire sur les lèvres de la jeune fille.

« Je n'ai pas pour habitude d'aller dans la chambre des monstres dont je ne connais pas l'espèce monsieur Pyram, répondit-elle les yeux pétillant de malice. Vous m'avez fait comprendre que vous avez un bon odorat mais qu'est ce qui me dit que vous ne dévorez pas les petites lycanthrope comme moi ? »

Les bras croisés sur son ventre afin de maintenir le blouson de Pyram en place, elle indiqua implicitement d'un léger signe de tête qu'elle acceptait son invitation. Elle était avant tout avide d'en savoir plus sur cet atypique surveillant au passé sombre et ne craignait pas réellement les pouvoirs qu'il pouvait posséder. Encore un excès de confiance probablement. Il faut dire que lorsque l'on appartient à une des espèces de prédateur les plus redoutées, peu de choses nous font peur, a fortiori lorsque l'on n'a que l’expérience d'une jeune fille de dix sept ans.

« Par contre je vous préviens je suis exigeante en matière de boisson. Me proposez pas de la grenadine, on est d'accord. »
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Adélys Fëanáro

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MessageSujet: Re: Libre : Aux portes du hall   Mar 2 Oct - 20:29

Je verrouille Lydia, ton partenaire a décidé de quitter le forum par manque de temps.

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